Entre peine et révolte… l’impunité continue

La nouvelle est tombée. Tant redoutée mais hélas si prévisible pour qui connaît un tant soit peu les relations incestueuses entre l’État policier et la justice raciste française.

Relaxe pour les policiers Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein. Tout simplement. Comme un trait tiré, sans hésitation et sans surprise sur 10 ans de souffrance et de combats de la part des proches de Zyed Benna et Bouna Traoré, au mépris de toute équité et de toute justice mais de façon cohérente au regard de la longue histoire de contrôle et de violence perpétrés par l’État français envers les quartiers populaires.

Les parties civiles ne peuvent pas faire appel de la relaxe des deux policiers sur un plan pénal. Néanmoins, maître Mignard, leur avocat, a assuré qu’il allait faire appel « sur un plan civil ». « Nous irons jusqu’à la Cour de cassation s’il le faut », a-t-il ajouté.

Comble de la violence de l’institution judiciaire, je cite les propos du président du tribunal :

le traitement politique et médiatique des événements a considérablement alourdi la souffrance des familles

Euh… Faudrait peut-être pas oublier qu’à la base la souffrance des familles provient de la mort de leurs enfants poursuivis par la police alors qu’aucun fait ne leur était ni reproché ni imputable. Et il s’avère d’ailleurs que le tribunal qu’il préside a estimé que les policiers, qui savaient que ces adolescents risquaient leur vie et qui n’ont rien fait pour les protéger, n’étaient pas coupables de non assistance à personne en danger. Ça devient donc complètement indécent que quelqu’un avec un tel niveau de responsabilité dans la souffrance de ces mêmes familles se permette une telle diatribe  mais le système judiciaire n’en est plus à une abjection près.

Les noms des deux jeunes morts vont donc s’ajouter à la déjà très longue liste des habitants des quartiers populaires tués en toute impunité par les forces de l’ordre de l’État français.

Les policiers avaient fait l’objet d’une enquête interne après les faits et n’ont jamais été sanctionnés. Ils ont même reçu le soutien de l’agent judiciaire de l’État qui devait assumer les éventuels dommages et intérêts réclamés par les familles qui s’élevaient à près de 1,6 million d’euros.

Comme cité dans une des vidéos de #ZyedetBouna, le procès 2.0, les policiers mis en cause ont été promus :

Madame K avait un rêve : intégrer la brigade équestre. C’est fait.
Monsieur G travaille dans sa région natale.
Destins inaltérés.

Et c’est avec le cœur serré et les poings fermés qu’au fond de nous, on ne peut s’empêcher de penser qu’un jour, il faudra bien que tout ça se paie!

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX

Témoignage de Gaye Traoré, frère de Bouna Traoré :

 

Interview de Jean-Pierre Mignard, avocat des familles, sur France Inter le 19 mai (Faut quand même se farcir la tronche de Cohen et les questions ultra orientées pro-police de Léa Salamé) :

 

http://zyed-bouna-18-mai.com

 

 

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